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Quand j’étais méchante

    « Entre rêve et réalité, réalisons l’unité » (Daïpivo)

    I have a dream.

    J’ai eu une révélation. De celle qui bouleverse une vie. Oui. Rien que ça. Une révélation. Oui M’dame. Re-oui M’sieur.

    Je crois que, dans une vie antérieure, j’ai été méchante. Du genre très méchante. Tu vois? Avide. Méprisant tout.  Hautaine. Ambitieuse sans éthique. Narcissique. Colérique. Tyrannique. Odieuse. Mauvaise.

    Une vraie méchante. Peut-être que j’étais un homme. Mais ça, on s’en fout. C’est l’individu qui prime.

    Et je crois que c’était la vie juste avant.

    Viens, que je te raconte.

    C’est parti d’une observation. Pourquoi est-ce que je continuais à avoir certains comportements destructeurs? Pourquoi, en conscience, j allais encore me fourrer dans des situations conflictuelles, désagréables et malsaines?

    Avec toujours (et je dis bien TOUJOURS) ce sentiment de culpabilité et que c’était mérité. Ça a fait tilt.

    En plus, depuis que je suis petite (alors que ce n’est pas dans ma culture familiale), j’ai toujours ressentie que j’avais eu des vies antérieures.

    (Je pourrais te dire lesquelles si tu veux 😉 ).

    Que cette forme d’aujourd’hui n’était pas ma forme unique. Que j’en avais eu d’autres. Et que j’en aurai d’autres.

    Et petit bout par petit bout, en laissant mon cœur et mon esprit s’envoler, j’en suis venue là.

    J’ai été quelqu’un d’horrible dans ma vie précédente.

    Et cette évocation a libéré en moi une émotion physique intense. Une énergie énorme. Mon plexus solaire s’est ouvert comme une fleur gigantesque dont le mouvement est irréversible. Ce constat, sans jugement et honnête, a fait tomber le décor en carton-pâte qui m’entoure depuis l’enfance. Cette révélation est venue donner un sens au puzzle de ma vie. Tout s’est mis en perspective. Limpide. Clair.

    Mon impression d’irréalité. Mes mensonges.

    L’impression de ne pas être dans la bonne époque. Ma culpabilité sourde.

    Mon besoin de me pardonner avec mon tatouage « libre ».

    L’entêtement dans des situations.

    Mon adoration des autres. Mon envie de les aimer et ma recherche perpétuelle pour mieux communiquer, dans la bienveillance.

    Mes recherches d’alternatives à l’argent aussi.

    Et cette viscérale difficulté de m’incarner.

    Et pourquoi, il y a quelques jours, en disant « je suis Fanny », j’ai eu l’impression de le sentir pour la 1ere fois.

    (Et pleins d’autres choses encore dont on pourra discuter si tu veux).

    Je vivais dans la transition des deux vies. Le trait d’union entre deux de mes incarnations. Subissant encore les échos de mon ancienne vie. Tentant de renverser le karma. Et de m’incarner pleinement. Authentique et entière. Pour m’ouvrir enfin à moi et aux autres. Dans le bonheur et la simplicité.

    J’ai péché, j’expie, aïe.

    J’ai entendu cette phrase aux Guignols en 99 (je viens de vérifier je ne me souvenais plus).

    Elle est restée imprimé dans mon esprit depuis et je la ressortais souvent sur le ton de la plaisanterie. Depuis bientôt 20 ans…

    En fait, j’ai passé 35 ans à faire exactement ça. J’ai passé 35 ans à expier les fautes de mon ancienne vie. Pour réussir à m’incarner à nouveau. Pleinement. En étant Fanny.

    J’ai vécu 35 ans en créant, comme un fil rouge, des épreuves et des situations à surmonter et dont je ne peux accuser personne à part moi. Pour expérimenter l’autre coté du miroir. J’ai expérimenté la douleur qu’auparavant j’infligeais aux autres. J’ai ressenti l’humiliation et la tristesse que je provoquais moi-même dans ma vie d’avant sans culpabilité.

    Je voulais comprendre comment avancer. Chemin initiatique et libérateur qui n’appartient qu’à moi. Pour me pardonner toutes ces atrocités commises dans ma vie d’avant. J’ai eu besoin de 35 ans pour tourner la page et me libérer.

    Merci, Pardon, Je t’aime.

    Merci à tous ceux qui ont croisé ma route et à mon incarnation actuelle d’avoir assuré grave. De m’avoir permis de cheminer et de vivre aujourd’hui pleinement. De savourer cette chance. Je suis en vie. Je suis entourée. Je peux aimer.

    Pardon de m’être infligée tout ça pour comprendre et avancer. Pardon à ceux que j’ai blessé sur le chemin.

    Je t’aime toi, l’autre. Je t’aime Fanny (et je nous remercie encore et encore). Et je m’aime, moi, tout simplement.

    Je me permet d’ajouter à cette philosophie  libératrice Ho’oponopono (dont j’ai longtemps délaissé le coté pardon, ne le comprenant pas):

    Je m’incarne à nouveau.

    La transition est terminée.

    Je suis Fanny.

    Libre.

    Entendu (ou peut-être imaginé) à la terrasse d’un café:

    « Qu’est-ce que tu fais dans la vie? 

    Je vis. »

    Fanny d'1bonconseil

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